Histoire de Pierre Bonhomme et de l'Institution


Il était une fois, le petit village des Causses du Quercy à côté de GRAMAT à quelques kilomètres de Roc-Amadour, pendant la pleine période révolutionnaire. Pierre Bonhomme était né le 4 juillet 1803.

Quelques années plus tard, à l'âge de 9 ans, il était bon enfant de chœur. En 1818, Pierre Bonhomme entre au petit séminaire de Montfaucon où il restera jusqu'à 1823. Ensuite, Pierre Bonhomme ayant inscrit au Collège Royal de Cahors du 1er septembre 1824, obtient son diplôme de bachelier qui lui permettra d'enseigner.

Le 22 décembre 1827 à 24 ans, Pierre Bonhomme est ordonné prêtre. En décembre 1832, Pierre Bonhomme est nommé curé de la paroisse Notre Dame. Il se montre infatigable. Tous les jours il visite les malades et les mourants…..


Etablissement Bourg-la-Reine

Le Père Bonhomme, curé d'une paroisse du Lot, GRAMAT, a fondé en 1833 la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Calvaire.

Ayant perdu lui-même la voix au cours des ses missions, ému du sort des sourds, exclus à cette époque de toute vie sociale et emmurés même au sein de leurs familles, il ouvre en 1854, à Mayrinhac-Lentour, dans le Lot, la première maison où il accueillera dix petites sourdes.

Il avait auparavant envoyé deux de ses religieuses à LARNAY, afin qu'elles soient initiées au langage des signes, auprès des Sœurs de la Sagesse.

La congrégation grandit rapidement et plusieurs communautés s'installent bientôt à Paris. Toujours hanté par le sort de ses "chères sourdes-muettes", comme il l'écrivait, le Père BONHOMME rencontre alors l'abbé LAMBERT, aumônier de l'Institut Impérial des Sourds-muets, actuel Institut Saint Jacques. La rencontre entre les deux prêtres (Abbé Lambert et le Père Bonhomme) est mémorable.

Et c'est ainsi qu'en 1856, un "asile", comme on l'appelait à l'époque, fut ouvert, dans une maison louée rue des Postes, à PARIS : établissement qui fut transféré en 1861, à Bourg-la-Reine, une maison, qui jusque-là servait de pension de dames, accueille les premières sourdes-muettes. Bientôt il faudra déménager, mais ce sera pour s'agrandir.
Un château de  Henri IV est à vendre à Bourg-la-Reine près de Paris "c'est trop grand, c'est trop cher", pense Mère Hélène.
Mais le Père Bonhomme ne recule jamais : "achetez", lui dit-il… et elle signe d'une main tremblante. Belle hardiesse et bien récompensée. Car l'Institut de Bourg-la-Reine devient une des plus importantes fondations de la congrégation.

Le Père Bonhomme était survenu le 9 septembre 1861.

Mais revenons en 1861. Le fait d'avoir l'établissement de PARIS est jugé à cette époque, très favorable. On y apprécie, liton dans les Archives," la situation de la nouvelle maison, dans un des faubourgs les plus sains de la capitale, offrant aux pensionnaires l'air pur de la campagne et tous les avantages de la vie au grand air".

Le nombre des élèves augmente rapidement ; l'école s'ouvre même aux garçons pendant un certain nombre d'années ; de plus en plus d'adultes sourds sont accueillis à l'ouvroir. Parallèlement, une école payante pour enfants entendants est ouverte, dans le même enclos, qui permet de maintenir financièrement l'établissement.

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées au cours deux guerres mondiales, des prouesses de toutes sortes sont faites pour agrandir cet établissement et le rendre de plus en plus apte à répondre aux besoins des jeunes et à leur formation avec une réelle compétence dans la rééducation fonctionnelle de la surdité et l'apprentissage de la parole et de la lecture labiale.

Dès 1949 est ouvert pour les plus grandes élèves un cours ménager, puis se mettent en place d'autres formations telles que aide laborantine mécanographe, employée de bureau… conduisant à des CAP et des BEP.
Au cours des années 1960, grâce à la prise en charge par les régimes d'assurance maladie, grâce également au bénévolat des Sœurs, encore nombreuses à l'époque, la maison peut se moderniser et acquérir un matériel audio métrique très performant à ce moment-là.

L'établissement a un souci toujours plus grand de donner aux jeunes qui lui sont confiés une formation intégrale, sur le plan scolaire, professionnel et celui de la réadaptation fonctionnelle, bien sûr, mais aussi au niveau de l'autonomie et sur le plan humain et social, avec, dans le respect de la liberté de chacun, une ouverture au spirituel.

Jusqu'à 1992, un même organisme gérait l'Institut des Jeunes Sourds et le Foyer de Vie des Adultes. Depuis cette date, ont été crées deux Associations totalement indépendantes l'une de l'autre.


Depuis 1950, notre association "nommée" association des anciennes élèves de jeunes sourdes de Bourg-la-Reine est fondée…..

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